Philip Roth

L’écrivain courageux des États-Unis

Philip Roth est un écrivain américain. Né dans une famille juive américaine originaire de la région ukraino-polonaise de Galicie, il grandit à Newark, dans le quartier juif de Weequahic qui inspirera un grand nombre de ses livres. Roth étudie l’anglais à l’université Bucknell puis passe une maitrise en littérature anglaise à l’université de Chicago. Ce diplôme lui permet d’obtenir un poste de professeur de lettres au sein de cette même université avant de partir pour celle de l’Iowa puis de Princeton où il enseigne l’écriture créative. Il reprend pour la dernière fois ses activités professorales à l’université de Pennsylvanie où il donne des cours de littérature comparée jusqu’à ce qu’il quitte le corps enseignant en 1992.

En ce qui concerne sa carrière d’écrivain, Roth rencontre un autre auteur d’origine juive, Saul Bellow, lors d’un séjour à Chicago, ainsi que Margaret Martinson, qui deviendra sa première épouse. Ce mariage dysfonctionnel qui débouche sur un divorce marque considérablement son écriture. Martinson inspire d’ailleurs Roth pour de nombreux personnages féminins comme celui de Mary Jane Reed (ou « Le Singe ») dans Portnoy et son complexe (1969). C’est ce roman qui apporte la notoriété à l’auteur car si son recueil de nouvelles Goodbye, Colombus remporte le National Book Award en 1960, ses œuvres suivantes comme Laisser courir (1962) et Quand elle était gentille (1967) ne connaissent pas un grand succès. Pour Roth, le troisième essai est le bon.

Les années 1970 sont une période de grande expérimentation créative pour Roth. Il s’essaie à la satire politique avec Tricard Dixon et ses copains (1971) puis à la parodie kafkaïenne dans Le Sein (1972). C’est également à ce moment-là qu’il commence à imaginer le personnage qu’il mettra en scène tout au long de son œuvre : Nathan Zuckerman, que l’on retrouve dans L’Écrivain des ombres (1979), Zuckerman délivré (1981), La Leçon d’anatomie (1983), La Contrevie (1986) ou encore Exit le fantôme (2007). C’est pourtant dans les années 1990 que Roth sera le plus prolifique. Il écrit alors Opération Shylock : Une confession (1993), Le Théâtre de Sabbath (1997) et la Trilogie américaine (1997-2000) composée des romans Pastorale américaine (1997), pour lequel il obtient le prix Pulitzer, J’ai épousé un communiste (1998) et La Tache (2000).

Les Inrockuptibles

Autobiographie

Philip Roth a écrit deux romans autobiographiques, Les Faits : Autobiographie d’un romancier (1988) et Patrimoine : Une histoire vraie (1990). Dans le premier, Roth relate l’évolution de sa vie, de son enfance à sa transformation en un écrivain renommé et controversé. Le second raconte la mort de son père suite à une tumeur au cerveau et est récompensé du National Book Critics Circle Award.